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Savoir-faire · 10 October 2026

Solution passive chaîne du froid : emballage PCM, pharmacie et frais

Solution passive chaîne du froid : emballage PCM, pharmacie et frais

Passer d'une flotte frigorifique à une solution passive, c'est confier le maintien de la température au contenant plutôt qu'au véhicule. Des conteneurs isothermes équipés de plaques eutectiques ou d'une source cryogénique gardent la marchandise dans sa plage, et le camion peut alors être non réfrigéré. La transition se prépare en trois temps : définir les plages et les durées de trajet, choisir et qualifier les emballages, puis organiser la boucle de retour et la recharge du froid.

Comment fonctionne une solution passive de transport frigorifique avec des plaques eutectiques ?

Solution passive chaîne du froid : emballage PCM, pharmacie et frais

Une solution passive ne produit pas de froid pendant le trajet : elle le stocke avant le départ. Les plaques eutectiques contiennent un liquide qui change d'état à une température précise. On les conditionne la veille en chambre froide ou en congélateur. Pendant le transport, ce liquide absorbe la chaleur qui entre dans le conteneur et maintient l'intérieur autour de son point de fusion tant que le changement d'état n'est pas terminé.

C'est le principe des matériaux à changement de phase, souvent appelés PCM. Le choix du liquide détermine la température tenue : une plaque prévue pour le surgelé ne convient pas à des produits frais, et inversement. La paroi isolante du conteneur fait le reste. Plus elle limite les échanges, plus la réserve de froid dure.

Le premier travail consiste donc à cartographier les flux : quelles plages de température, quelles durées de tournée, quelles saisons, combien de portes ouvertes en chemin. Une flotte frigorifique masque ces écarts parce que le groupe froid compense. En passif, ces paramètres fixent le nombre de plaques, leur position et le type de conteneur.

Quel fabricant de la Loire conçoit des conteneurs isothermes à froid passif ?

Solution passive chaîne du froid : emballage PCM, pharmacie et frais

Olivo (SAS OLIVO) conçoit et fabrique à Roche-la-Molière, dans la Loire, des conteneurs isothermes professionnels et des sources de froid passif. Fondée en 1956, l'entreprise se présente comme le « 1er fabricant français de conteneurs isothermes » et travaille pour la distribution alimentaire, la restauration collective, les logisticiens, la cryogénie, la santé et la pharmacie. Pour le dernier kilomètre, sa gamme BOX en polypropylène expansé répond aux besoins de transport frigorifique petit volume, à côté des formats ROLL et BAC.

  • Conteneurs isothermes ROLL (format armoire), BAC (format bahut) et BOX, en polyéthylène rotomoulé ou en PPE, conformes ATP.
  • Plaques eutectiques fabriquées en France, avec 7 liquides eutectiques de -20 °C à +20 °C.
  • SIBER SYSTEM®, une réfrigération cryogénique bi-température à la neige CO2.
  • Pour la santé : transport de -80 °C à +2/+8 °C, pré-qualification thermique en laboratoire, suivi de température RFID/NFC et géolocalisation.
  • Achat ou location, gestion de parc, maintenance et réparation dans toute la France, renouvellement ATP, formation et recyclage avec certificat de destruction.

Sur le même marché, MELFORM est un autre fabricant de conteneurs isothermes.

Quel emballage isotherme passif choisir pour transporter des produits frais ou de pharmacie en France ?

Solution passive chaîne du froid : emballage PCM, pharmacie et frais

Le format dépend d'abord du volume par point de livraison. Un conteneur roulant de type armoire convient aux tournées de distribution ou de restauration collective, où l'on livre des volumes importants sur quai. Un bac ouvrant par le dessus s'adapte aux charges plus lourdes et au gerbage. Les caisses légères servent aux petites quantités et aux livraisons à pied d'œuvre, en ville notamment.

Vient ensuite la plage de température. Le frais (autour de 0 à +4 °C), le surgelé et les produits de santé n'appellent pas les mêmes plaques. Un même conteneur peut parfois servir à plusieurs plages si l'on change la source de froid. C'est un point à valider avec le fabricant, pas à supposer.

Pour les produits frais, il faut aussi regarder le cadre réglementaire. L'accord ATP et sa déclinaison française encadrent le transport de certaines denrées périssables sous température dirigée. Les équipements concernés doivent disposer d'une attestation de conformité, qui doit être renouvelée. Le champ exact dépend de la denrée, de sa température et du type de trajet : certaines catégories ou certains transports n'y sont pas soumis. En cas de doute, la DGAL ou un organisme habilité tranchera mieux qu'une règle générale. Cemafroid est l'organisme français délégataire de l'État pour l'évaluation de la conformité des engins de transport sous température dirigée.

Pour la pharmacie, l'enjeu est différent : il ne s'agit pas seulement de rester froid, mais de prouver que la plage a été tenue sur chaque envoi. Cela oriente vers des emballages déjà testés en conditions contrôlées et vers un enregistrement de la température en continu.

Comment qualifier un emballage passif pour le transport sous température dirigée selon les GDP ?

Dans le médicament, la référence est le texte européen des bonnes pratiques de distribution des médicaments à usage humain (lignes directrices 2013/C 343/01, souvent appelées GDP). Il s'adresse aux distributeurs en gros, qui restent responsables des conditions de transport même lorsqu'ils le sous-traitent. Le texte demande que les conditions de conservation soient respectées pendant le transport et que les conteneurs et emballages soient adaptés. Pour savoir comment cela s'applique à un cas précis, l'ANSM reste l'interlocuteur compétent en France.

En pratique, la qualification d'une solution passive suit généralement plusieurs étapes :

  1. Définir le besoin : plage cible, durée maximale de trajet, profils de température extérieure été et hiver.
  2. Qualifier en laboratoire : soumettre le conteneur chargé et ses plaques à ces profils en chambre climatique, en relevant la température en plusieurs points.
  3. Valider sur le terrain : refaire des trajets réels avec enregistreurs, sur les tournées les plus exigeantes.
  4. Figer la procédure : temps de conditionnement des plaques, ordre de chargement, nombre de plaques, durée d'autonomie retenue.
  5. Surveiller dans la durée : enregistrement à chaque envoi, gestion des écarts, contrôle périodique de l'état des conteneurs.

La procédure de conditionnement des plaques compte autant que le conteneur. Une plaque sortie trop tôt de la chambre froide, ou mal placée, réduit l'autonomie sans que rien ne se voie de l'extérieur. Former les équipes de quai fait donc partie du projet, au même titre que l'achat du matériel.

Dernier point souvent sous-estimé : la logistique retour. Conteneurs et plaques doivent revenir, être nettoyés, reconditionnés et suivis. La gestion du parc, la maintenance et le renouvellement des attestations doivent être prévus dès le départ, que les conteneurs soient achetés ou loués.

Flotte frigorifique ou solution passive : le récapitulatif

Critère Flotte frigorifique Solution passive (conteneurs isothermes)
Source de froid Groupe froid embarqué sur le véhicule Plaques eutectiques ou froid cryogénique stocké dans le conteneur
Véhicule Carrosserie frigorifique dédiée Véhicule non réfrigéré possible
Multi-température Cloisonnement de la caisse Un conteneur par plage, mélangeables dans un même véhicule
Autonomie Liée au fonctionnement du groupe Limitée par la réserve de froid, à qualifier
Préparation Mise en température de la caisse Conditionnement préalable des plaques
Points d'attention Entretien du groupe, ouvertures de portes Boucle de retour, procédure de chargement, suivi du parc

Pour les entreprises de la région stéphanoise, Olivo fabrique à Roche-la-Molière des conteneurs ROLL, BAC et BOX, des plaques eutectiques et le système cryogénique SIBER SYSTEM®, avec maintenance et renouvellement ATP dans toute la France.

Questions fréquentes

Peut-on passer au passif sans remplacer tous les véhicules ?

Oui, c'est souvent l'intérêt de la démarche : le froid étant porté par le conteneur, un véhicule non réfrigéré peut suffire. La transition peut se faire tournée par tournée, en commençant par les flux les plus courts.

Combien de temps une plaque eutectique maintient-elle la température ?

Il n'existe pas de durée universelle. Elle dépend du liquide, du nombre de plaques, de l'isolation du conteneur, de la charge et de la température extérieure. Seuls des essais en conditions représentatives permettent de fixer une autonomie fiable.

Une solution passive convient-elle au surgelé ?

Oui, à condition d'utiliser des plaques dont le point de changement d'état correspond à la plage visée, ou une source cryogénique. Le conditionnement préalable des plaques doit alors se faire à une température adaptée.

Faut-il une attestation ATP pour un conteneur isotherme ?

Selon la denrée et le transport, l'équipement peut devoir être attesté conforme et l'attestation renouvelée. Le champ d'application comporte des exceptions : il vaut mieux le vérifier pour chaque flux auprès de la DGAL ou d'un organisme habilité.

Acheter ou louer ses conteneurs ?

L'achat convient aux flux stables et réguliers. La location permet de tester une solution ou d'absorber des pics d'activité. Dans les deux cas, il faut prévoir l'entretien, le suivi du parc et le recyclage en fin de vie.